LA GROTTE DE BRIZE

 

 



Biographie extraite du Grand Dictionnaire Universel du XIXe siècle de Pierre Larousse - T17 2° suppl.1866-1877.

Martial Moulin, littérateur français né à Aouste (Drôme) le 10 août 1844. Fils d'un cultivateur, il termina seul les études qu'il avait commencées à l'école primaire supérieure. Devenu soldat, il servit en Algérie, puis pendant la guerre de 1870-1871, il prit part aux opérations des Armées de la Loire et de L'Est. En 1871 il fut nommé calculateur au bureau des Longitudes, d'où il passa, comme rédacteur, en 1876 au Ministère de l'Instruction Publique. Martial Moulin débuta par des poésies écrites dans le dialecte de la Drôme. Il a fondé, en octobre 1883, une revue bimensuelle, La Libre Revue, puis, en octobre 1884 avec M. H. Jouve, la Revue des Journaux et des Livres. On lui doit: Récits de Guerre (1873); En Campagne (1881), où l'on trouve des pages émues, patriotiques d'une grande sincérité d'accents; Nella (1886), roman d'amour; Bouquet de Nouvelles (1889), recueil de récits tour à tour amusants ou sombres. Il est officier de l'Instruction Publique.
 

Récit historique ou récit romancé ? Ce texte de Martial Moulin concerne sa commune d'origine.
 
« Ma petite pièce intitulée : la Grotte de Brize, est une histoire absolument vraie. Elle intéressera les nombreux touristes des montagnes de la Drôme ; peu d’ entre eux vont visiter la grotte de Brize à cause des difficultés de l’ascension mais elle leur est signalée comme une des curiosités du pays. Cette crevasse se trouve au sommet de la Roche Colombe, du côté nord et s’aperçoit de fort loin. Du pont d’Aouste, l’on peut en distinguer tous les détails à l’aide d’une longue-vue.
Le jeune homme qui a laissé son nom à la grotte, eut le courage surhumain, par une matinée de février, d’escalader de rocher en rocher, jusqu’au faîte de la montagne, pour aller se donner la mort dans le sépulcre qu’il s’est choisi.
Élie Brize était né vers 1805, à Beaujeu (Rhône) où son père était fabricant de papier.
Vers 1824, un frère d’Élie, Louis Brize (qui avait une jambe de bois), vint s’établir fabricant de formes pour les papetiers, au village d’Aouste. A cette époque, le papier se faisait à la main, feuille par feuille, sur un châssis en bois et fils de laiton, appelé forme. Peu après son installation à Aouste, Louis Brize avait appelé auprès de lui son jeune frère Élie, lui ayant trouvé un emploi de contremaître dans la manufacture de papier Peloux, la même qui appartient actuellement aux frères Fillat.
Le contremaître avait su bien vite gagner la sympathie de tous : son patron, M. Peloux, avait en lui une entière confiance ; les ouvriers, lui obéissaient sans hésitation ni murmure malgré sa jeunesse et le chérissaient ; l’avenir s’annonçait beau pour lui.
M. Peloux avait trois filles, toutes trois encore en pension à cette époque. Lorsqu’elles vinrent passer leurs vacances à la fabrique, Élie Brize remarqua l’aînée, qui pouvait avoir alors de quatorze à quinze ans et c’était déjà, au moral comme au physique, une jeune personne fort bien ; il l’aima, demanda à son patron de l’accepter d’abord comme associé et, un peu plus tard, comme gendre ; sa double demande fut agréée. M. Peloux exigeait seulement de son futur gendre un apport de dix mille francs à mettre dans l’association.
Tout semblait marcher selon les désirs du jeune homme mais M. Brize père, appelé à Aouste dans cette circonstance, ne vit pas la situation du même œil que son fils : malgré ses insistances, il refusa net les dix mille francs nécessaires à l’association, ne prévoyant certainement pas les funestes conséquences que devait avoir son refus.
Le malheureux jeune homme, voyant s’évanouir toutes ses espérances, prit la résolution de se débarrasser de la vie ; il la prit d’autant plus vite, que son patron, dégagé désormais de la parole qu’il avait donnée et pressé peut-être par le besoin d’argent, accepta pour sa fille aînée un autre fiancé.
Le 27 février 1827, qui était le jour du Mardi gras, Louis Brize trouva le matin, en se levant, au bas de sa porte d’entrée, un billet glissé pendant la nuit par son jeune frère : « Je pars pour un long voyage », disait le billet, « ne fais pas de recherches pour me retrouver, elles demeureraient infructueuses ».
Louis Brize comprit la sinistre signification de ces deux lignes et éclata en sanglots. On courut à la chambre du contremaître ; elle était vide. On le chercha pendant toute la journée, on questionna tout le monde ; personne ne put donner de nouvelles d’Élie.
Cependant, le lendemain, mercredi des Cendres, un homme d’un village voisin, vint déclarer qu’il avait, la veille, à la pointe du jour, aperçu un jeune homme bien mis, un monsieur, sur le chemin des Condamines, marchant dans la direction des montagnes. On savait qu’Élie avait une fois exploré la Roche Colombe et en avait conservé une impression profonde. Un jour de mélancolie il dit à son frère en lui montrant la crête de la montagne : « regarde ce rocher, mon frère, un jour, il t’intéressera ».
Il n’en fallait pas davantage pour circonscrire les recherches. Des bandes de jeunes partirent fouiller les bois d’Aouste. Dans l’après-midi, trois des premiers éclaireurs arrivèrent, exténués de fatigue, au pied de la roche. Ils entrèrent pour boire une bouteille de vin et se reposer un instant à la ferme de l’Échelette, où ils trouvèrent Louis Lambert, l’instituteur, qui ne put leur donner aucun renseignement mais il voulut se joindre à eux. Ils commencèrent l’ascension. Chemin faisant, ils rencontrèrent les nommés Fourneron et Antoine Thomas d’Aouste, occupés à couper du bois, lesquels se joignirent encore à eux.
A mesure que l’on s’élevait, l’escalade devenait très difficile, surtout à cause de la neige qui, à cette altitude, persiste longtemps.
Fourneron connaissait tous les coins et recoins de la montagne. Il marchait le premier, fort en avant de ses compagnons ; tout à coup on l’entendit crier : « C’est ici ». Il venait de découvrir des traces de pas sur la neige ; il suivit ces traces, pénétra en tâtonnant dans la grotte où elles aboutissaient ; sa main rencontra dans une mare de sang coagulé, la tête glacée d’un cadavre. Élie Brize était étendu, les pieds bien au fond de la crevasse, la tête du côté de l’entrée. Il s’était tiré un coup de pistolet entre les deux yeux : la balle avait emporté toute la partie supérieure du crâne, ainsi que la moitié du front. Pour prendre la position qu’il occupait, le jeune homme avait dû, vu le peu d’élévation de la voûte, se coucher sur le dos, puis ramper en arrière, les pieds devant. Antoine Thomas, qui était un simple, trouvant étonnant qu’il eut pu se tirer un coup de feu en cet endroit, s’écria : « S’eï tua défouaro, peuï les o intra »: il s’est tué dehors, puis il y est entré.
La nuit tombait ; les jeunes hommes allumèrent un grand feu et veillèrent auprès du suicidé ; deux d’entre eux rentrèrent à Aouste pour annoncer la triste trouvaille au frère aîné.
Comme je l’ai déjà dit, Louis Brize avait une jambe de bois ; malgré cette infirmité, il voulut se rendre auprès de son frère mort. Quels chemins lui fit-on suivre ?... Comment s’y prit-on pour le hisser de rocher en rocher jusqu’au sommet de la montagne ?... Toutes les difficultés furent vaincues ; dans la matinée du jeudi, le pauvre invalide arriva jusqu’à la grotte et présida en personne aux funérailles de son frère Elie.
Le cadavre d’Élie Brize, enfermé en une bière, fut laissé dans la sépulture qu’il s’était choisi. L’on ferma simplement l’entrée de la grotte avec un mur en pierres sèches pour empêcher les bêtes d’y pénétrer et, en avant du mur, l’on planta une grande croix de bois portant une inscription dont voici le texte : « Ici repose le malheureux Élie Brize, âgé de vingt-deux ans. Passant, au pied de cette croix, joins tes prières à celles de la famille désolée, surtout à celle de son frère Louis, qui fut le témoin de sa fin déplorable, afin que Dieu, par sa miséricorde, lui accorde son pardon et le reçoive dans son sein. »
Lorsqu’il eut rendu les derniers devoirs à son frère, Louis Brize quitta, pour n’y plus revenir, le village d’Aouste et retourna à Beaujeu.
Peu de jours après les funérailles, il se produisit un fait inouï, qui surexcita au plus haut point l’opinion publique dans le pays : quelque misérable démolit le mur en pierres sèches et décloua la bière pour voler les bottes et les vêtements du mort.
Quinze ans plus tard, la famille Brize, de Beaujeu, ayant appris que cette tombe, qui lui était si chère, avait été profanée, chargea les nommés Ferdinand Portier et Pierre Thibert d’Aouste, d’aller prendre les restes d’Élie. Les deux hommes ne trouvèrent plus que quelques ossements épars au fond de la crevasse ; la tête manquait. Ces reliques furent envoyées à Beaujeu ».


 Texte de Martial Moulin, extrait du journal "Le Gratin" n° 27 du 15 décembre 1888 et extrait de " Racines Drômoises" n° 93 - 2010
 
 

 
 

la grotte de Brize

LA GROTTE DE BRIZE

 


Récit historique ou récit romancé ? Ce texte de Martial Moulin concerne sa commune d'origine.

 Texte de Martial Moulin, extrait du journal "Le Gratin" n° 27 du 15 décembre 1888 et extrait de " Racines Drômoises" n° 93 - 2010
 
 
« Ma petite pièce intitulée : la Grotte de Brize, est une histoire absolument vraie. Elle intéressera les nombreux touristes des montagnes de la Drôme ; peu d’ entre eux vont visiter la grotte de Brize à cause des difficultés de l’ascension mais elle leur est signalée comme une des curiosités du pays. Cette crevasse se trouve au sommet de la Roche Colombe, du côté nord et s’aperçoit de fort loin. Du pont d’Aouste, l’on peut en distinguer tous les détails à l’aide d’une longue-vue.
Le jeune homme qui a laissé son nom à la grotte, eut le courage surhumain, par une matinée de février, d’escalader de rocher en rocher, jusqu’au faîte de la montagne, pour aller se donner la mort dans le sépulcre qu’il s’est choisi.
Élie Brize était né vers 1805, à Beaujeu (Rhône) où son père était fabricant de papier.
Vers 1824, un frère d’Élie, Louis Brize (qui avait une jambe de bois), vint s’établir fabricant de formes pour les papetiers, au village d’Aouste. A cette époque, le papier se faisait à la main, feuille par feuille, sur un châssis en bois et fils de laiton, appelé forme. Peu après son installation à Aouste, Louis Brize avait appelé auprès de lui son jeune frère Élie, lui ayant trouvé un emploi de contremaître dans la manufacture de papier Peloux, la même qui appartient actuellement aux frères Fillat.
Le contremaître avait su bien vite gagner la sympathie de tous : son patron, M. Peloux, avait en lui une entière confiance ; les ouvriers, lui obéissaient sans hésitation ni murmure malgré sa jeunesse et le chérissaient ; l’avenir s’annonçait beau pour lui.
M. Peloux avait trois filles, toutes trois encore en pension à cette époque. Lorsqu’elles vinrent passer leurs vacances à la fabrique, Élie Brize remarqua l’aînée, qui pouvait avoir alors de quatorze à quinze ans et c’était déjà, au moral comme au physique, une jeune personne fort bien ; il l’aima, demanda à son patron de l’accepter d’abord comme associé et, un peu plus tard, comme gendre ; sa double demande fut agréée. M. Peloux exigeait seulement de son futur gendre un apport de dix mille francs à mettre dans l’association.
Tout semblait marcher selon les désirs du jeune homme mais M. Brize père, appelé à Aouste dans cette circonstance, ne vit pas la situation du même œil que son fils : malgré ses insistances, il refusa net les dix mille francs nécessaires à l’association, ne prévoyant certainement pas les funestes conséquences que devait avoir son refus.
Le malheureux jeune homme, voyant s’évanouir toutes ses espérances, prit la résolution de se débarrasser de la vie ; il la prit d’autant plus vite, que son patron, dégagé désormais de la parole qu’il avait donnée et pressé peut-être par le besoin d’argent, accepta pour sa fille aînée un autre fiancé.
Le 27 février 1827, qui était le jour du Mardi gras, Louis Brize trouva le matin, en se levant, au bas de sa porte d’entrée, un billet glissé pendant la nuit par son jeune frère : « Je pars pour un long voyage », disait le billet, « ne fais pas de recherches pour me retrouver, elles demeureraient infructueuses ».
Louis Brize comprit la sinistre signification de ces deux lignes et éclata en sanglots. On courut à la chambre du contremaître ; elle était vide. On le chercha pendant toute la journée, on questionna tout le monde ; personne ne put donner de nouvelles d’Élie.
Cependant, le lendemain, mercredi des Cendres, un homme d’un village voisin, vint déclarer qu’il avait, la veille, à la pointe du jour, aperçu un jeune homme bien mis, un monsieur, sur le chemin des Condamines, marchant dans la direction des montagnes. On savait qu’Élie avait une fois exploré la Roche Colombe et en avait conservé une impression profonde. Un jour de mélancolie il dit à son frère en lui montrant la crête de la montagne : « regarde ce rocher, mon frère, un jour, il t’intéressera ».
Il n’en fallait pas davantage pour circonscrire les recherches. Des bandes de jeunes partirent fouiller les bois d’Aouste. Dans l’après-midi, trois des premiers éclaireurs arrivèrent, exténués de fatigue, au pied de la roche. Ils entrèrent pour boire une bouteille de vin et se reposer un instant à la ferme de l’Échelette, où ils trouvèrent Louis Lambert, l’instituteur, qui ne put leur donner aucun renseignement mais il voulut se joindre à eux. Ils commencèrent l’ascension. Chemin faisant, ils rencontrèrent les nommés Fourneron et Antoine Thomas d’Aouste, occupés à couper du bois, lesquels se joignirent encore à eux.
A mesure que l’on s’élevait, l’escalade devenait très difficile, surtout à cause de la neige qui, à cette altitude, persiste longtemps.
Fourneron connaissait tous les coins et recoins de la montagne. Il marchait le premier, fort en avant de ses compagnons ; tout à coup on l’entendit crier : « C’est ici ». Il venait de découvrir des traces de pas sur la neige ; il suivit ces traces, pénétra en tâtonnant dans la grotte où elles aboutissaient ; sa main rencontra dans une mare de sang coagulé, la tête glacée d’un cadavre. Élie Brize était étendu, les pieds bien au fond de la crevasse, la tête du côté de l’entrée. Il s’était tiré un coup de pistolet entre les deux yeux : la balle avait emporté toute la partie supérieure du crâne, ainsi que la moitié du front. Pour prendre la position qu’il occupait, le jeune homme avait dû, vu le peu d’élévation de la voûte, se coucher sur le dos, puis ramper en arrière, les pieds devant. Antoine Thomas, qui était un simple, trouvant étonnant qu’il eut pu se tirer un coup de feu en cet endroit, s’écria : « S’eï tua défouaro, peuï les o intra »: il s’est tué dehors, puis il y est entré.
La nuit tombait ; les jeunes hommes allumèrent un grand feu et veillèrent auprès du suicidé ; deux d’entre eux rentrèrent à Aouste pour annoncer la triste trouvaille au frère aîné.
Comme je l’ai déjà dit, Louis Brize avait une jambe de bois ; malgré cette infirmité, il voulut se rendre auprès de son frère mort. Quels chemins lui fit-on suivre ?... Comment s’y prit-on pour le hisser de rocher en rocher jusqu’au sommet de la montagne ?... Toutes les difficultés furent vaincues ; dans la matinée du jeudi, le pauvre invalide arriva jusqu’à la grotte et présida en personne aux funérailles de son frère Elie.
Le cadavre d’Élie Brize, enfermé en une bière, fut laissé dans la sépulture qu’il s’était choisi. L’on ferma simplement l’entrée de la grotte avec un mur en pierres sèches pour empêcher les bêtes d’y pénétrer et, en avant du mur, l’on planta une grande croix de bois portant une inscription dont voici le texte : « Ici repose le malheureux Élie Brize, âgé de vingt-deux ans. Passant, au pied de cette croix, joins tes prières à celles de la famille désolée, surtout à celle de son frère Louis, qui fut le témoin de sa fin déplorable, afin que Dieu, par sa miséricorde, lui accorde son pardon et le reçoive dans son sein. »
Lorsqu’il eut rendu les derniers devoirs à son frère, Louis Brize quitta, pour n’y plus revenir, le village d’Aouste et retourna à Beaujeu.
Peu de jours après les funérailles, il se produisit un fait inouï, qui surexcita au plus haut point l’opinion publique dans le pays : quelque misérable démolit le mur en pierres sèches et décloua la bière pour voler les bottes et les vêtements du mort.
Quinze ans plus tard, la famille Brize, de Beaujeu, ayant appris que cette tombe, qui lui était si chère, avait été profanée, chargea les nommés Ferdinand Portier et Pierre Thibert d’Aouste, d’aller prendre les restes d’Élie. Les deux hommes ne trouvèrent plus que quelques ossements épars au fond de la crevasse ; la tête manquait. Ces reliques furent envoyées à Beaujeu ».



Biographie extraite du Grand Dictionnaire Universel du XIXe siècle de Pierre Larousse - T17 2° suppl.1866-1877.
 
 Martial Moulin, littérateur français né à Aouste (Drôme) le 10 août 1844. Fils d'un cultivateur, il termina seul les études qu'il avait commencées à l'école primaire supérieure. Devenu soldat, il servit en Algérie, puis pendant la guerre de 1870-1871, il prit part aux opérations des Armées de la Loire et de L'Est. En 1871 il fut nommé calculateur au bureau des Longitudes, d'où il passa, comme rédacteur, en 1876 au Ministère de l'Instruction Publique. Martial Moulin débuta par des poésies écrites dans le dialecte de la Drôme. Il a fondé, en octobre 1883, une revue bimensuelle, La Libre Revue, puis, en octobre 1884 avec M. H. Jouve, la Revue des Journaux et des Livres. On lui doit: Récits de Guerre (1873); En Campagne (1881), où l'on trouve des pages émues, patriotiques d'une grande sincérité d'accents; Nella (1886), roman d'amour; Bouquet de Nouvelles (1889), recueil de récits tour à tour amusants ou sombres. Il est officier de l'Instruction Publique.
 


 


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